Entretien avec Raphaëlle B.
* Comment êtes-vous venu au yaoi ? Quelle est votre vision de ce genre si particulier ?
Grâce aux animes. En faisant des recherches, on tombe sur des fics et sans s’en rendre compte, on lit du yaoi… et on en redemande rapidement.
* Quelles sont vos influences artistiques, vos sources d’inspiration ?
Elles sont multiples. Je lis de tout avec des préférences pour les polars (Fred Vargas, Michaël Connelly…) et la SF (Orson Scott Card, Terry pratchett…) mais également des auteurs comme Amélie Nothomb ou Eric-Emmanuel Schmitt.
* Quels sont vos supports préférés pour vos créations (roman, nouvelle, scénario) ?
Le papier et l’ordinateur. J’adore écrire dans les transports en commun.
* Avez-vous fait des études de lettres ?
Absolument pas, mais j’avais de bonnes notes à mes dissertations en français.
* Depuis quand écrivez-vous ? Comment travaillez-vous ?
J’ai beaucoup d’envies d’écrire mais j’en concrétise peu. Il faut plusieurs choses pour me décider à coucher mes idées sur le papier, comme un concours par exemple. Je suis capable d’écrire un peu tous les jours puis de laisser tout tomber pendant plusieurs mois à cause du boulot ou du manque d’inspiration.
* Que vous procure le fait d’écrire ?
Ça dépend. De l’impatience au début, parfois de l’ennui, la rage de la feuille blanche. Un peu d’appréhension de finir une œuvre et de la laisser vivre. Et du plaisir quand on vous dit que votre histoire plaît.
* Comment est né l’histoire publiée par les Editions Muffins, ses personnages…
Une envie d’histoires avec des personnages matures, réfléchis mais un peu foufous aussi. On y retrouve clairement l’influence de quelques séries télé style Ally Mac-Beal.
* Pourquoi ce titre ?
J’aime bien les titres courts et parlants.
* Avez-vous rencontré des difficultés dans vos démarches auprès des éditeurs ?
Je vous dirai ça dans quelques mois.
* Avez-vous déjà travaillé avec d’autres maisons d’édition ? Quels ont alors été vos précédents projets professionnels ?
Non. J’ai participé à un concours de nouvelles une fois, mais je n’ai pas été retenu.
* Qu’est-ce qui vous a conduit à travailler avec les Editions Muffins ? Quelle est votre vision sur la maison d’édition ?
En voyant l’enthousiasme de certains participants sur le forum des Editions, des neurones ont commencé à s’énerver et des situations me sont venues en tête. Alors j’ai mis quelques notes sur un papier et en avant la musique ! Les éditions Muffins doivent compter sur leur lectorat pour faire de la pub. Prendre le risque de monter une maison d’éditions pour faire plaisir à « une niche » et leur proposer de la qualité est très courageux.
* Avez-vous d’autres ouvrages en cours, sous le clavier ou le crayon ? Avez-vous un scoop à nous confier sur votre prochain roman ?
Oui, je termine un petit roman non yaoi et je vais le proposer aux éditeurs d’ici quelques mois. Il plaira à tous les fans du film « Les Goonies » ou de « Ça » de King.
* Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?
Que mon roman soit édité. Mon rêve serait qu’il le soit chez Albin Michel, comme certains de mes auteurs préférés.
* Pourquoi avoir pris un pseudo ? Et pourquoi celui-ci ?
Je suis schizophrène ! Plus sérieusement, c’est le pseudo que j’ai choisi pour l’écriture, il y a plus de dix ans, j’y suis fidèle. Il est lié à mes années lycées, deux copines et une série télé géniale : « Les trois as ».
* Où les lecteurs pourront-ils vous rencontrer prochainement ?
Nulle part.
* Tenez-vous un blog/site perso ?
Non, je n’ai pas le talent pour en créer un, je n’aurais pas le temps de l’alimenter et ma vie n’a rien d’intéressant.